31-10-2009 | |
M. Benbouzid mécontent du déroulement des concours de recrutement dans son secteur |
Le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a exprimé jeudi à Alger son mécontentement de la manière dont sont organisés les concours de recrutement dans son secteur et qui ont "induit des situations difficiles", soulignant que cette question sera traitée au niveau du gouvernement.
Répondant à une préoccupation d'un membre du Conseil de la Nation sur l'organisation des concours relevant de son secteur, M. Benbouzid a fait part de son mécontentement quant à la manière dont se sont déroulés les concours, prévus initialement avant la fin de l'année scolaire précédente. Cet état de fait lui a causé personnellement, a-t-il dit,"plusieurs problèmes et à induit à des situations difficiles" en raison des procédures bureaucratiques qui aggravent la situation".
"Je ne comprends pas pourquoi les concours n'ont pas été organisés alors qu'on est au début du mois de novembre et que le gouvernement a octroyé, en mai dernier, des postes budgétaires au secteur de l'éducation nationale (15000 postes)", s'est interrogé le ministre. "Ce report a fait perdre tout un semestre", a-t-il ajouté.
Pour faire face à cette situation, le premier responsable du secteur a souligné qu'il oeuvrera à changer les choses au niveau du gouvernement, soulignant que ce genre de concours "doivent être encadrés en vertu du statut relatif aux fonctionnaires du secteur de l'éducation".
Après avoir rappelé que ce problème ne concerne pas son secteur uniquement, M. Benbouzid a appelé la Direction générale de la Fonction publique à accomplir sa mission consistant à veiller à l'application des lois.
Il a souligné également qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour conférer plus de transparence aux concours et mettre un terme à l'octroi illégal de postes de travail. Il a indiqué en outre que des inspecteurs seront dépêchés aux wilayas en cas de besoin en vue de "mettre fin aux dépassements de certains directeurs de la Fonction publique".
S'agissant de la grève dont menacent certains syndicats qui revendiquent l'application de l'effet rétroactif de l'augmentation des primes, M. Benbouzid a souligné que "la voie reste ouverte au dialogue", appelant les syndicats à poursuivre le débat".
|